Page d'album- Aphorismes

Le plus beau cadeau que nous puisssions faire à nos amis  à cette pace, c'est de leur donner de bons conseils et des maximes utiles à mettre en pratique pendant tout le reste de l'année. Les bonbons disparaissent, les fleurs se fanent, les joujoux se brisent, l'argent se dépense : les vérités restent.

Voici donc quelques aphorismes qui peuvent servir de règle  de conduite et qu'on regrettera toujours de n'avoir pas assez pratiqués:

7 janvier 1894

- Sois adroit, mais droit.

- Eloigne de toi également ceux qui sont tout fiel ou tout miel.

- Ouvre un oeil pour vendre, deux pour acheter.

- Jouis de la vie sans la comparer à celle d'autrui.

- Si tu veux conserver un ami, ne regarde pas à ses défauts.

 - Ceux qui s'émeuvent des inures font mieux de rester dans la vie privée.

 - Qui veut s'enrichir en un an risque de se faire pendre en six moix.

- Si tu crains celui qui te commande, sois bon pour celui qui t'obéit

- Plus un homme a d'habitudes, moins il a d'indépendance.

- Ne se défier de personne est simplicité; se défier de tout le monde est folie; se défier de sio est le premier pas vers la sagesse.

- La politesse et la complaisance ont le secret de se faire ouvrir les portes qui restent parfois fermées à l'esprit, à la science et au talent.

- Tu te plains d'être trompé. Qui est-ce qui t'a trompé le plus souvent ? Toi-même

- Rappeler ses bienfaits est un manque de tact; oublier ceux des autres est un manque de coeur.

- Rien de ce qui est bien fait ne se fait aisément.

- On n'apprécie pas assez les petits bonheurs, car ce sont eux qui font le charme de la vie; les grands l'exaltent, mais la troublent souvent plus qu'on ne le croit. Et puis, ils sont si rares!...

- Si quelqu'un vous dit qu'il n'est d'aucun parti, commencez par être sûr qu'il n'est pas du vôtre.

14 janvier 1894

- Jamais on ne fait le mal si pleinement et si gaiement que quand on le fait par un faux principe de conscience.

- Les belles actions cachées sont les plus estimables. Quand j'en lis quelques-unes dans l'histoire, elles me plaisent fort. Mais enfin elles n'ont pas été tout à fait cachées, puisqu'elles ont été sues; et ce peu par où elles ont paru en diminue le mérite;; car c'est là le plus beau, de les avoir voulu cacher.

- Les grands et les petits ont mêmes accidents, mêmes fâcheries et mêmes passions. Mais les uns sont au haut de la roue et les autres près du centre et aussi moins agités par les mêmes mouvements. Pascal

21 janvier 1894

(Nous avons reçu d'une lectrice de La Famille un court recueil de pensées que nous publierons à cette place qui convient à l'oeuvre d'une femme de coeur et d'esprit qui sait si bien dire).

par Claire Bauer

- Formuler et conlier ses petits griefs contre une personne aimée, c'est faire résoudre en pluie un nuage qui ne devait que passer.

- Le mysticisme est un poème sans paroles, une peinture sans tableau, une musique sans accords. Il touche au Ciel par ses aspirations, à l'art par sa nature. C'est le trait d'union entre Dieu et l'artiste.

- Le coeur est souvent trainé en laisse par l'orgueil.

- Aimez et on vous aimera

- La douceur est la force des faibles..

- La femme honnête redoute et ménage l'opinion; celle qui a raison de la craindre feint d'en rire et de la braver.

- Comme des touristes sur le flanc d'une montagne, les vertus se donnent la main; celle qui tombe entrane les autes à sa suite.

- Toutes nos actions ont été préparées par suite d'événements et de circonstances. Les unes, comme un fruit dans sa fleur, ont pu être piquées de l'insecte du mal au début de leur développemnt; ce sont nos mauvaises actions. Les autres, mûries au soleil de l'amour et du dévouement deviennent des fruits savoureux; ce sont nos bonnes actions.

28 janvier 1894

- Perdre l'affection d'un des êtres qui nous sont chers, est perdre une partie du capital de notr coeur; la rente nous manque pour les menus besoins de la vie et le capital pour les grands maux

- Une des grandes douleurs de l'âge raisonnable est l'abaissement moral de ceux des nôtres qui nous précèdent dans la vie.

- Que notre bienveillance s'étende à tous, sauf à nous !

- La modestie nous gagne les grands coeurs et nous aliène les esprits étroits.

- Nous nous sentons plus forts pour mourir lorsque nous avons vu mourir, mais l'idée de la mort nous énètre et nous enveloppe à jamais.

- L'absence est le jeûne du coeur

- Nous ne croyons point à la puissance du mal tant qu'il ne vient pas enlaidir ceux que nous aimons. Mais alors, quelle douloureuse révélation !

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Dernière mise à jour de cette page le 27/04/2009

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